Exercices pour la clef 17A

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Exercice 1

Texte de base pour l'exercice
(les problèmes seront présentés à la suite du texte à l’intérieur d’une nouvelle fenêtre)

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L'élevage de saint-bernards à des fins culinaires prospère en Chine (extrait légèrement retouché)

L'élevage des saint-bernards, est une activité en plein essor en Chine où le bon gros chien, symbole de la Suisse et du sauvetage en montagne, est principalement apprécié pour ses vertus culinaires.

Mais contrairement aux affirmations, de certaines associations occidentales de défense des animaux, les gourmets chinois ne consomment quasiment pas de véritables saint-bernards, mais seulement des chiens locaux issus de croisements avec des saint-bernards.

"Un saint-bernard pure race, c'est beaucoup trop cher et puis c'est gentil", s'exclame Shou Weiping, directeur de la société Xianglong, spécialisée dans l'élevage canin, lors d'une visite, de l'une de ses fermes à Changping, à 40km, au nord de Pékin.

L'élevage ouvert l'an dernier, abrite quelque 200 gros chiens, principalement des bâtards, enfermés, dans des cages minuscules, où ils passent leurs journées, dans des conditions d'hygiène déplorables. Les reproducteurs, sont un peu mieux traités : ils ont droit de sortir de leur cage une fois par jour, avant d'être attachés, par une laisse, à un piquet, mais à l'air libre.

"Avec de 600 à 1000 chiens, cela commence, à devenir véritablement rentable", explique M. Shou, un technicien recyclé depuis trois ans, dans l'élevage canin où il espère bien faire fortune.

En reproduisant et en croisant des chiens de race, comme des saint-bernards, des bergers, des Pyrénées ou des pointers anglais, il vise tantôt le marché des animaux domestiques, tantôt celui de la viande de boucherie.

"Les saint-bernards pure race servent uniquement, à la reproduction. Seuls, les croisements avec des chiens locaux, peuvent être utilisés comme viande de boucherie", explique-t-il.

Les chiens de boucherie sont généralement abattus, en étant saignés, à la patte. "C'est vrai, ils mettent environ dix minutes à mourir, mais la viande est meilleure", concède-t-il.

Selon Dong Dehui, un responsable de "l'Institut de recherche sur la viande canine" de Shenyang (Nord-Est), l'engouement pour la viande de chien reste vif principalement dans le Nord-Est du pays, mais également dans le Sud.

Extrait légèrement modifié d'un article d'Elizabeth Zingg, "L'élevage de saint-bernards à des fins culinaires prospère en Chine", LA PRESSE, 27 février 2001, p. B4.

Problèmes

1- Pouvez-vous identifier, dans ce texte, des virgules qui ne devraient pas y être? Identifiez 10 virgules inutiles, et comparez ensuite votre résultat à la ponctuation originale du texte de Mme Zingg.

Ne vous attardez pas à celles dont la présence ou l'absence est une simple question de style -- le vôtre est peut-être différent de celui de l'auteur --, mais à celles qui constituent de flagrantes erreurs de ponctuation.

Pour accéder à la version originale du texte, cliquez ici.

Voici tout d'abord le même extrait déficient. Cette fois les virgules complètement inacceptables sont entre crochets [ ] et surlignées en jaune. Le texte de l'exercice comporte aussi certaines rares virgules qui alourdissent et coupent trop le rythme, sans toutefois être grammaticalement impossibles. Ces quelques virgules sont mises entre parenthèses ( ) et surlignées en vert.

Les notes accompagnant certaines de ces virgules fautives conduisent à des commentaires.

Extrait déficient

L'élevage des saint-bernards[,] [note 1] est une activité en plein essor en Chine où le bon gros chien, symbole de la Suisse et du sauvetage en montagne, est principalement apprécié pour ses vertus culinaires.

Mais contrairement aux affirmations[,] de certaines associations occidentales de défense des animaux, les gourmets chinois ne consomment quasiment pas de véritables saint-bernards, mais seulement des chiens locaux issus de croisements avec des saint-bernards.

"Un saint-bernard pure race, c'est beaucoup trop cher et puis c'est gentil", s'exclame Shou Weiping, directeur de la société Xianglong, spécialisée dans l'élevage canin, lors d'une visite[,] de l'une de ses fermes à Changping, à 40km[,] au nord de Pékin.

L'élevage ouvert l'an dernier[,] [note 2] abrite quelque 200 gros chiens, principalement des bâtards, enfermés[,] dans des cages minuscules, où ils passent leurs journées[,] dans des conditions d'hygiène déplorables. Les reproducteurs[,] sont un peu mieux traités : ils ont droit de sortir de leur cage une fois par jour, avant d'être attachés(,) par une laisse(,) à un piquet, mais à l'air libre.

"Avec de 600 à 1000 chiens, cela commence[,] à devenir véritablement rentable", explique M. Shou, un technicien recyclé depuis trois ans[,] dans l'élevage canin où il espère bien faire fortune.

En reproduisant et en croisant des chiens de race, comme des saint-bernards, des bergers, des Pyrénées ou des pointers anglais, il vise tantôt le marché des animaux domestiques, tantôt celui de la viande de boucherie.

"Les saint-bernards pure race servent uniquement[,] à la reproduction. Seuls[,] les croisements avec des chiens locaux[,] peuvent être utilisés comme viande de boucherie", explique-t-il.

Les chiens de boucherie sont généralement abattus[,] en étant saignés, à la patte. "C'est vrai, ils mettent environ dix minutes à mourir, mais la viande est meilleure", concède-t-il.

Selon Dong Dehui, un responsable de "l'Institut de recherche sur la viande canine" de Shenyang (Nord-Est), l'engouement pour la viande de chien reste vif principalement dans le Nord-Est du pays, mais également dans le Sud.

Voici maintenant l'extrait du texte original, avec la ponctuation de l'auteur.

Version imprimable du texte

L'élevage des saint-bernards est une activité en plein essor en Chine où le bon gros chien, symbole de la Suisse et du sauvetage en montagne, est principalement apprécié pour ses vertus culinaires.

Mais contrairement aux affirmations de certaines associations occidentales de défense des animaux, les gourmets chinois ne consomment quasiment pas de véritables saint-bernards, mais seulement des chiens locaux issus de croisements avec des saint-bernards.

"Un saint-bernard pure race, c'est beaucoup trop cher et puis c'est gentils", s'exclame Shou Weiping, directeur de la société Xianglong, spécialisée dans l'élevage canin, lors d'une visite de l'une de ses fermes à Changping, à 40km au nord de Pékin.

L'élevage ouvert l'an dernier abrite quelque 200 gros chiens, principalement des bâtards, enfermés dans des cages minuscules où ils passent leurs journées dans des conditions d'hygiène déplorables. Les reproducteurs sont un peu mieux traités : ils ont droit de sortir de leur cage une fois pour jour (sic) avant d'être attachés par une laisse à un piquet, mais à l'air libre.

"Avec de 600 à 1000 chiens, cela commence à devenir véritablement rentable", explique M. Shou, un technicien recyclé depuis trois ans dans l'élevage canin où il espère bien faire fortune.

En reproduisant et en croisant des chiens de race, comme des saint-bernards, des bergers, des Pyrénées ou des pointers anglais, il vise tantôt le marché des animaux domestiques, tantôt celui de la viande de boucherie.

"Les saint-bernards pure race servent uniquement à la reproduction. Seuls les croisements avec des chiens locaux peuvent être utilisés comme viande de boucherie", explique-t-il.

Les chiens de boucherie sont généralement abattus en étant saignés à la patte. "C'est vrai, ils mettent environ dix minutes à mourir, mais la viande est meilleure", concède-t-il.

Selon Dong Dehui, un responsable de "l'Institut de recherche sur la viande canine" de Shenyang (Nord-Est), l'engouement pour la viande de chien reste vif principalement dans le Nord-Est du pays, mais également dans le Sud.


Note 1

Cet usage fautif de la virgule est fréquent. Il découle d'une incompréhension de la fonction véritable de la virgule en français. Plusieurs croient en effet faussement que la virgule sert à marquer une pause dans la lecture. Selon cette théorie, la virgule marquerait une pause brève, le point-virgule en marquerait une plus longue, et le point une plus longue encore.

Mais en fait, la ponctuation n'est pas liée au rythme de l'élocution, mais plutôt à l'idée (au sens) que l'on veut transmettre. On met un point ou une virgule pour séparer deux idées qui doivent être séparées, un point d'interrogation pour indiquer qu'on s'interroge (et pour séparer cette idée des autres), etc. Évidemment, de telles séparations de deux idées ont une incidence sur la lecture: on fait alors, entre autres choses, une pause pour bien distinguer les deux idées et on accentue tel ou tel mot.

Ainsi, une virgule oblige généralement à faire une pause dans la lecture, mais une pause dans la lecture ne se traduit pas nécessairement par une une virgule, un point-virgule ou un point. La phrase orale est en effet ponctuée de pauses, qui permettent entre autres choses à celui ou celle qui parle de respirer, et à celui ou celle qui reçoit le message de réfléchir. Si l'on voulait et si l'on devait inscrire toutes ces pauses dans la langue écrite, il faudrait mettre des virgules partout, et des virgules qui nuiraient en fait à la compréhension (c'est le phénomène de la "virgulite", auquel succombent plusieurs.

Portez attention aux virgules fautives dans le présent texte: plusieurs d'entre elles semblent traduire une pause que l'auteur fait dans sa lecture!

Note 2

Encore une virgule absurde qui semble marquer une pause dans la lecture.

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© Victor Thibaudeau, mai 2008