Exercices de logique faits avec des textes spécialisés en sciences infirmières

Tout intégral / tout universel / tout virtuel

Texte analysé dans le présent exercice

T. De Koninck, "Dignité et respect de la personne humaine", in D. Blondeau (ed.), Éthique et soins infirmiers, pp.69-101.

L'accès à ce texte : rappel.

 

Problème 1

Dans le dernier paragraphe de la p.79 de ce texte, l'auteur parle de quelque chose de très abstrait et de très difficile à définir et à comprendre. Voyez-vous de quoi il s'agit?

Une bonne façon de comprendre la pensée de l'auteur sur cette chose, c'est de saisir cette dernière comme la totalité ou l'union d'un certain nombre de fonctions ou de capacités, en d'autres mots comme un tout virtuel (aussi appelé tout potestatif ou fonctionnel).

Quel est ce tout et lesquelles de ses parties sont mentionnées par l'auteur? Pourriez-vous vous-même en nommer quelques autres, que ne nomme pas l'auteur?

Solutionnaire #1

Problème 2

Un tout virtuel se définit-il par les potentialités qui le constituent ou par l'exercice ou l'actualisation de ces potentialités? Que dit là-dessus l'auteur en parlant du tout virtuel qui l'intéresse?

Solutionnaire #2

Problème 3

Aux pp.80 et 81, l'auteur, dans le prolongement de ce qu'il a dit sur l'âme, prend position sur des questions comme l'avortement, l'euthanasie des comateux, le mauvais traitement ou l'élimination des vieillards et des handicapés, etc.

Cette position n'est pas tout à fait explicite, mais la voyez-vous quand même? Quelle est-elle? En quoi sa présentation de l'âme comme tout virtuel est la clef pour comprendre la position que prend l'auteur au sujet de ces difficiles problèmes d'éthique?

Solutionnaire #3


Solutionnaire

Solutionnaire - problème 1

Dans ce passage, l'auteur parle de l'âme, un défi difficile quand on connaît combien ce mot est ambigu et combien la question de la définition et même de l'existence de l'âme a toujours suscité des controverses.

Il la présente entre autres comme ce qui unifie des potentialités comme marcher, voir, entendre, penser et aimer. L'âme est alors vue comme un tout virtuel, comme quelque chose qui unifie ou regroupe un certain nombre de capacités ou potentialités.

Pour l'auteur, c'est l'existence ou l'inexistence de ces capacités qui font la différence entre un corps humain vivant et un corps humain mort, entre un être humain et un cadavre. Au nombre des potentialités nommées par l'auteur, on pourrait ajouter celles de craindre, de haïr, de toucher, d'imaginer, etc.


Solutionnaire - problème 2

Le tout virtuel en est un et existe dans la mesure où en lui se réunissent ou se rassemblent des potentialités, qu'elles soient en exercice ou non. Ainsi, nous dit l'auteur, l'âme humaine continue d'exister même lors du sommeil, d'un évanouissement, d'un coma, etc. Selon lui, les capacités de marcher, de penser, etc., sont toujours là, même si elles sont plus éloignées de leur actualisation et si leur exercice est plus ou moins temporairement empêché.


Solutionnaire - problème 3

Si on lit bien le texte, entre autres la note du bas de la p.80, on constate que l'auteur est opposé à des pratiques comme l'avortement parce que même si la capacité de penser, de vouloir, de ressentir, etc., de l'embryon (pour reprendre son exemple) est très éloignée et lointaine et ne peut pas encore s'exercer, il y a là malgré tout une âme humaine et donc un être humain. Ces positions morales de l'auteur sont donc des conséquences assez directes de sa conception de l'âme en tant que tout virtuel.


Des commentaires ?

Tout commentaire, suggestion de changements, d'améliorations, d'ajouts, etc. sont bienvenus. N'hésitez pas à nous en faire part. Nous en tiendrons compte!

Faites de même si vous connaissez un texte qui met en jeu des distinctions logiques du même ordre. Nous aimerions l'ajouter au présent exercice.

Écrivez-nous!


--> Page d'accueil de Principes de logique

--> Sommaire des exercices spécialisés

--> Plan détaillé du cours