Logo Université Laval Logo Université Laval
EN

Réaliser la justice sociale en contexte d'inégalités croissantes

Biographies des conférenciers

Céline Bellot, juriste et criminologue de formation, est professeure à l’école de travail social de l’Université de Montréal. Elle est aussi directrice de l’Observatoire sur les profilages social, racial et politique. Elle travaille depuis de nombreuses années sur la question de la judiciarisation des populations en situation d’itinérance et sur la reconnaissance des populations marginalisées dans l’intervention et la recherche.

Emmanuelle Bernheim est professeure au département des sciences juridiques de l’Université du Québec à Montréal et chercheure au Centre de recherche de Montréal sur les inégalités sociales (CRÉMIS). Ses recherches portent sur l’interface dynamique entre droit, justice et inégalités.

Laurence Bherer est professeure au département de science politique de l’Université de Montréal. Spécialisée en politiques urbaines, ses recherches portent sur la participation publique et la démocratie locale. Ses derniers articles : « “Faire de la politique soi-même” : le cas des mobilisations contre les gaz de schiste au Québec ». (P. Dufour, et C. Rothmayr. Revue canadienne de science politique) ; « Les candidats sortants : atout ou obstacle à la participation électorale? ». (avec S. Breux, et J. Couture, Canadian journal of urban and regional research) ; « The Spatial Puzzle of Mobilising for Car Alternatives in the Montreal City-Region ». (avec S. Van Neste, Urban Studies). Elle prépare actuellement un livre intitulé de The professionalization of Public Participation (avec M. Gauthier et L. Simard, à venir chez Routledge) qui porte sur un acteur invisible mais crucial dans la mise en œuvre d’instances participations, soit le professionnel de la participation qui conçoit et organise les dispositifs participatifs en échange d’une rémunération.

Jean-Pierre Derriennic est professeur au département de science politique de l’Université Laval depuis 1975. Son enseignement porte sur les institutions politiques et leur fonctionnement, la politique au Moyen-Orient, la paix et les conflits armés. Après des études supérieures à l’Institut d’Études Politiques de Paris, il soutient en 1978, sous la direction de Raymond Aron, sa thèse intitulée Esquisse de problématique pour une sociologie des relations internationales. Parmi ses ouvrages les plus récents, on compte Un meilleur système électoral pour le Canada / A Better Electoral System for Canada, Presses de l’Université Laval, 2016; Essai sur les injustices, Presses de l’Université Laval, 2015 ; Les guerres civiles, Paris, Presses de Sciences po, 2001.

Marc-Antoine Dilhac est professeur adjoint en éthique et philosophie politique à l’Université de Montréal, titulaire de la Chaire de Recherche du Canada en Éthique publique et théorie politique et codirecteur de l’axe Éthique et politique du CRÉ. Outre de nombreux articles, il est l’auteur de La tolérance, un danger pour la démocratie? Théorie d’un impératif politique (Paris, Vrin, 2014).

Marc Fleurbaey est Robert E. Kuenne Professor à la Woodrow Wilson School et au Center for Human Values de l’Université de Princeton. Il est l’auteur de Capitalisme ou Démocratie? (Grasset, 2006), Fairness, Responsibility, and Welfare (Oxford, 2008), A Theory of Fairness and Social Welfare (Cambridge, 2011, avec François Maniquet), et Beyond GDP (Oxford, 2013, avec Didier Blanchet).

Charles Fleury est professeur adjoint au département de sociologie de l’Université Laval depuis 2013. Sa thèse de doctorat (Ph.D. Sociologie, Université Laval, 2008) a porté sur les parcours de jeunesse et les valeurs de la génération lyrique et de la génération X. Il a été chercheur en sociologie au Centre d’études de populations, de pauvreté et de politiques socioéconomiques (CEPS) au Luxembourg (2008-2012) et à l’Institut de la statistique du Québec (2013-2014). Ses travaux actuels portent sur les inégalités, les transitions du parcours de vie, le rapport au travail et à la famille, la cohésion sociale et les formes de solidarités. Il a codirigé avec Hicham Raïq le numéro spécial de Sociologie et Sociétés, « Inégalités, parcours de vie et politiques publiques », paru en 2013 (vol. 45, no 1).

Après avoir réalisé un doctorat en éthique et philosophie politique (Université de Louvain et Université de Montréal) et un postdoctorat en études sur les femmes (Institut Simone de Beauvoir), Naïma Hamrouni a intégré un poste de professeure suppléante au Département de science politique de l’Université Laval, où elle enseigne la philosophie politique et féministe et l’éthique. Ses recherches actuelles portent sur les théories de la justice de genre, ainsi que sur l’évaluation des principes normatifs qui orientent les politiques publiques en matière d’égalité des sexes. Travaillant également sur l’intersectionnalité des oppressions et la justice raciale, elle a codirigé, avec Chantal Maillé, l’ouvrage Le sujet du féminisme est-il blanc? Femmes racisées et recherche féministe (remue-ménage, 2015).

Lucie Lamarche est professeure titulaire au Département des sciences juridiques, UQAM, et professeure en congé, Faculté de droit, Université d’Ottawa où elle a été titulaire de la Chaire Gordon F. Henderson en droit de la personne (2007-2013) et Directrice du Centre de recherche et d’enseignement sur les droits de la personne de l’Université d’Ottawa (2009-2013). Fellow post doctoral Jean Monnet de l’Institut universitaire européen (1998), la professeure Lamarche a reçu le Mérite Christine Tourigny du Barreau du Québec (2002) et le Mérite de la Centrale des syndicats du Québec (2006). Depuis septembre 2014, Lucie Lamarche est membre de la Société royale du Canada. Elle est détentrice d’un doctorat en droit international public de l’Université libre de Bruxelles (1994). La professeure Lamarche se spécialise dans les questions liées au droit social et du travail national et international, et plus particulièrement dans le domaine du droit international des droits économiques et sociaux de la personne, dont le droit de la sécurité sociale. Elle a aussi abondamment publié sur des questions relatives aux droits des femmes. Elle est également membre du Centre de recherche en immigration, ethnicité et citoyenneté de l’UQAM.

Justin Leroux est professeur agrégé à l’Institut d’économie appliquée d’HEC Montréal. Il détient un Ph. D. en économie de Rice University, une M. Sc. en mathématiques appliquées de l’Université de la Sorbonne, et un diplôme d’ingénieur de l’École Nationale Supérieure de Techniques Avancées (ENSTA). Ses intérêts de recherche concernent les questions de partage de coûts, de justice distributive, et leurs applications à l’élaboration de règles de gestion. Il est régulièrement appelé à conseiller des firmes privées et des organismes publics sur la tarification de leurs services. Il est le récipiendaire de plusieurs allocations de recherche provenant de différents organismes, comme le CRSH (Canada), le FRQSC (Québec), le FNS (Suisse) et l’ANR (France).

Sylvie Loriaux est professeure adjointe au Département de science politique de l’Université Laval. Elle a effectué ses études supérieures à l’Université de Louvain (K. U. Leuven) en Belgique. Elle y a obtenu la licence en philosophie en 1995, l’agrégation en philosophie en 2000, le diplôme d’éthique appliquée en 2002 et le doctorat de l’Institut de philosophie en 2007. Elle a été chercheure postdoctorale à la Faculté de Droit de l’Université d’Anvers (Belgique) en 2008 et en 2009 et à la Faculté de Droit de l’Université Radboud de Nimègue (Pays-Bas) de 2009 à 2013. Son enseignement et ses recherches portent sur la philosophie politique, et plus particulièrement, la théorie politique internationale, l’éthique appliquée, les théories de la justice, et les droits de l’homme, sujets sur lesquels elle a publié plusieurs articles avec comité de lecture et chapitres d’ouvrages.

Jocelyn Maclure est professeur et cotitulaire de la Chaire La philosophie dans le monde actuel à la Faculté de philosophie de l’Université Laval. Il enseigne la philosophie politique, l’éthique et la philosophie du droit. Son livre Laïcité et liberté de conscience (Boréal/La Découverte 2010), coécrit avec Charles Taylor, a été traduit en plusieurs langues. Il a agi comme analyste-expert pour la Commission Bouchard-Taylor sur les pratiques d’accommodement de la diversité culturelle et religieuse et pour la Commission Bastarache sur la sélection des juges et l’indépendance judiciaire. 

Sylvie Morel est économiste et professeure titulaire au Département des relations industrielles de l’Université Laval. Ses enseignements et ses recherches portent essentiellement sur les politiques publiques de l’emploi, la sécurité sociale et la théorie économique (l’économie institutionnaliste et l’économie féministe). Ses travaux sont menés dans une perspective de genre. Elle est membre de l’Alliance de recherche Universités-Communautés portant sur les Innovations, le travail et l’emploi, du Réseau québécois en études féministes (RéQEF) ainsi que chercheure associée à la Chaire Claire-Bonenfant – Femmes, Savoirs et Sociétés. Signataire du Manifeste pour un Québec solidaire (2005), elle a collaboré pendant 7 ans au site Économie autrement, dont elle a été cofondatrice. Enfin, elle est membre, depuis mars 2014, du comité de direction du Centre d’étude sur la pauvreté et l’exclusion (CEPE) (Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale (MTESS)).

Pierre-Yves Néron est maître de conférences en éthique économique et sociale à l’Université Catholique de Lille, où il est affilié à l’École Européenne de Sciences Politiques et Sociales (ESPOL). Ses recherches actuelles portent sur les mutations récentes de l’égalitarisme contemporain et ont fait l’objet de publications entre autres dans Res Publica, Éthique publique : Revue internationale d’éthique sociétale et gouvernementale, Raison publique, Journal of Business Ethics, Business Ethics Quarterly.

Jean-Philippe Perreault est professeur à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval et titulaire de la Chaire Jeunes et religions. Ses travaux s’inscrivent en sciences des religions, dans une approche sociologique. Il a pour principaux champs de recherche et d’enseignement les configurations contemporaines du religieux, les rapports des jeunes aux religions et l’enseignement de l’éthique et de la culture religieuse à l’école québécoise. Il s’intéresse plus particulièrement à l’imaginaire religieux contemporain, aux instances de régulation sociale, à la croyance et aux conditions du vraisemblable, au religieux dans les sociétés de consommation, à la « religion numérique », à la religiosité des grands rassemblements. 

Jacques Racine est professeur retraité et associé de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval. Il s’intéresse particulièrement à l’éthique sociale et politique. Il a été vice-recteur exécutif de l’Université Laval et a siégé au sein de plusieurs organismes d’État (Conseil supérieur de l’éducation, Comité sur les affaires religieuses) et d’Église (Comité des affaires sociales). Parmi ces publications récentes, notons Rebâtir l’avenir, comprendre et surmonter la crise financière (2013) et Monde unique, projet commun. L’engagement social de l’Église (2016).

David Robichaud est professeur de philosophie politique et d’éthique au Département de philosophie de l’Université d’Ottawa. Il a publié plusieurs livres et articles dans les domaines des théories de la justice, de la justice linguistique et de la confiance dans les sociétés multiculturelles. On retrouve parmi ses récentes publications : (avec Patrick Turmel) La juste part. Repenser les inégalités, la richesse et la fabrication des grille-pains, Paris, Les liens qui libèrent, 2016; (avec Helder de Schutter) « Linguistic Justice – Van Parijs and His Critics », Critical Review of International Social and Political Philosophy (CRISPP), Vol. 18, No. 2, 2015; et « If you can’t trust them join them! Federalism and Trust in Divided Societies », Federalism : Redistribution and Recognition, Leuven University Press, 2015.

Raphaelle Théry est actuellement Attachée Temporaire d’Enseignement et de Recherche à l’Université de droit Assas-Paris II. Elle a obtenu son doctorat de philosophie à l’EHESS en décembre 2015, intitulé Libéralisme Pénal : Principes, Contradictions et Enjeux d’une Institution non Idéale, dirigé par MM. Harcourt (Columbia University/EHESS) et Savidan (Université de Poitiers). Ses recherches sont à la croisée de la philosophie politique contemporaine et de la philosophie du droit.  

Christine Vézina est professeure adjointe à la Faculté de droit de l’Université Laval. Elle enseigne le droit constitutionnel, les droits et libertés fondamentaux et les droits économiques sociaux et culturels. Elle s’intéresse aux processus de mise en œuvre des droits économiques, sociaux et culturels dans des contextes d’exclusion sociale et de marginalisation, en privilégiant une perspective de sociologie juridique et des méthodologies de recherche empiriques. Christine détient un baccalauréat en droit de l’Université de Montréal (1996), une maîtrise en droit international (1997) et un DESS en aide humanitaire de l’Université d’Aix-Marseille (1998). Sa thèse de doctorat, intitulée « Pratiques communautaires de lutte au VIH et droit à la santé : une exploration de l’effectivité du droit », a été soutenue en octobre 2013 à l’Université de Montréal et a reçu une mention exceptionnelle. Ses intérêts de recherche actuels portent sur les stratégies de judiciarisation des droits économiques sociaux et culturels en contexte d’austérité. 

Daniel Weinstock est titulaire d’une Chaire James McGill à la Faculté de droit et directeur de l’Institut de recherche sur les politiques sociales et de santé de l’Université McGill.
Avant de se joindre à la Faculté, Daniel Weinstock était professeur de philosophie à l’Université de Montréal, où il était titulaire de la Chaire de recherche du Canada en éthique et en philosophie politique. Il a été directeur du Centre de recherche en éthique de l’Université de Montréal (CRÉUM) pendant plusieurs années. Il est également membre du Centre d’études ethniques des universités montréalaises (Université de Montréal).
Il a reçu une bourse de la Fondation Trudeau (2004) et le prix André-Laurendeau de l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences. Ses domaines d’expertise incluent la politique linguistique et identitaire, la démocratie, la citoyenneté et le pluralisme.
Il a publié de nombreux articles sur l’éthique du nationalisme, les problèmes de justice et de stabilité dans les États multinationaux, les fondements de l’éthique internationale, et l’accommodation de la diversité culturelle et morale au sein des sociétés démocratiques libérales. Il a également participé activement aux débats sur les politiques publiques au Québec, après avoir été membre de 1997 à 1999 d’un groupe de travail de l’enseignement de la religion dans les écoles publiques organisé par le ministère de l’Enseignement, et de 2003 à 2008, le directeur-fondateur du Comité d’éthique de santé publique du Québec.

Danielle Zwarthoed est chercheure postdoctorale en philosophie au Centre de Recherche en Éthique de l’Université de Montréal (2015-2016). Ses principaux domaines de recherche sont les théories de la justice, la philosophie politique de l’éducation et, plus récemment, les migrations, qu’elle aborde d’une perspective normative. Après un doctorat en philosophie économique à l’Université Paris-Est (2013), Danielle Zwarthoed a effectué un premier postdoctorat à la Chaire Hoover, Université Catholique de Louvain (Belgique). Elle a également enseigné dans les universités de Nice, Saint-Louis (Bruxelles), Louvain, Berne (Suisse) et Montréal. Danielle Zwarthoed a publié un livre intitulé Comprendre la pauvreté. John Rawls, Amartya Sen (PUF, 2009); ses travaux apparaissent notamment dans Theory and Research in Education, la Revue de Philosophie économique, the Journal of Agricultural and Environmental Ethics.