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Le respect, rien de moins.

 

 

« Infinité divine et crise de la métaphysique cartésienne » par Dan Arbib

Jeudi 14 septembre 2017, 15 h 30, (Pavillon Félix-Antoine-Savard, salle 413)

Résumé

Dans ses lettres à Mersenne du printemps 1630, Descartes déclare que Dieu fonde les vérités éternelles et l’ordre de la rationalité car il est un « être infini et incompréhensible » ; pourtant, dans les Meditationes métaphysiques, il démontre l’existence de Dieu en se fondant sur son infinité. Dès lors ne s’ensuit-il pas une difficulté ? D’un côté, l’infini fonde la rationalité (1630), d’un autre il s’y plie (1641). Si l’infini fonde la rationalité, comment peut-il s’y soumettre ? C’est ce paradoxe que nous voudrions déployer et dont nous voudrions examiner les implications. 

Car il se pourrait que cette difficulté en révèle une autre, à savoir l’ambiguïté métaphysique de Descartes, puisque l’infini relève alors autant de la métaphysique (dans la lignée de Duns Scot) que de son excès (anticipant sur Levinas). Descartes aurait ainsi associé en un même nom une détermination métaphysique et une détermination non-métaphysique de Dieu. 

À propos de Dan Arbib

Ancien élève de l’Ecole normale supérieure (rue d’Ulm) et ancien pensionnaire de la Fondation Thiers, agrégé et docteur en philosophie de l’université Paris-Sorbonne, Dan Arbib enseigne à l’Ecole normale supérieure. Secrétaire scientifique du Bulletin cartésien, membre de la commission scientifique des Œuvres d’E. Levinas (Grasset/Imec), il a publié un grand nombre d’articles d’histoire de la philosophie et de phénoménologie, un ouvrage consacré à Levinas (La lucidité de l’éthique, Paris, Hermann, 2014) et récemment un ouvrage consacré à l’infini dans la métaphysique cartésienne (Descartes, la métaphysique et l’infini, Paris, Puf, 2017).

Affiche disponible 

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