Reflets modernes de la démocratie athénienne

Mercredi 5 avril au vendredi 7 avril 2017, (Librairie Quartier, 1120, avenue Cartier et Pavillon Félix-Antoine-Savard, salle 413)

Mercredi 5 avril
Librairie Quartier (1120, av Cartier, Québec, G1R 2S5) 
18h00 Table ronde sur Antiquité critique et modernité, de Jean-Marc Narbonne, avec Marc Angenot, Hans-Jürgen Lüsebrink.  Animateur : Olivier Clain. 
Jeudi 6 avril 
Pavillon Félix-Antoine-Savard, salle 413
9h00 Introduction et accueil
9h15

La naissance moderne de l’anti-platonisme politique : Cornelius De Pauw et Condorcet
Jean-Marc Narbonne (Université Laval)

Discussion 

10h30

Pause

11h00

Mably et la démocratie athénienne. Relectures de la philosophie ancienne dans son ouvrage Des droits et des devoirs du citoyen (1758/1789) et son impact à l’époque révolutionnaire
Hans-Jürgen Lüsebrink (Université de la Sarre) 

Discussion

12h15Pause
14h00

L’Idéologue Daunou, théoricien du libéralisme républicain et défenseur des garanties individuelles
Josiane Boulad-Ayoub (Université du Québec à Montréal) 

Discussion 

15h15

Deux siècles d’argumentation antidémocratique à l’extrême gauche
Marc Angenot (Université McGill)

Discussion

16h30

Lancement du numéro spécial de Phare

Figures et postures critiques en Grèce ancienne, présentation par les étudiants : Adrian Mihai, Laurence Godin-Tremblay, Thomas Roussel, Émilie Anne Chartier, Jérôme Peer-Brie, Francis Lacroix, Manuel Vasquez Villavicencio, Kate Blais
Directrice et directeur de la revue Phares : Daphnée Savoie et Simon Pelletier

18h00Cocktail offert par la Faculté de philosophie de l’Université Laval et dîner
Vendredi 7 avril
Pavillon Félix-Antoine-Savard, salle 413
9h00

Hegel, Tocqueville et les Grecs
Yves Couture (Université du Québec à Montréal)

Discussion

10h15

Pause

10h45

Gramsci et le philosophe démocrate
Omer Moussaly (Université du Québec à Montréal) 

Discussion 

14h00

Le motif de la polis athénienne classique dans les écrits de Hannah Arendt et Eric Voegelin
Marie-Josée Lavallée (Université de Montréal)

Discussion

15h15

La liberté chez Hayek ou l’abandon d’un certain héritage grec
Olivier Clain (Université Laval)

16h00Pause
16h30Discussion
17h00

Autonomie, auto-limitation et anarchie : les racines grecques du projet d’émancipation démocratique chez Castoriadis et Rancière
Sophie Klimis (Université Saint-Louis-Bruxelles) 

Discussion

17h45Conclusion du colloque 
Jean-Marc Narbonne et Josiane Boulad-Ayoub
18h30Cocktail offert par la Chaire de Recherche du Canada en Antiquité Critique et Modernité Émergente 

Le colloque international  Liberté des anciens / Liberté des modernes. Reflets modernes de la démocratie athénienne - titre faisant écho à la célèbre conférence de Benjamin Constant prononcée en 1819, De la liberté des anciens comparée à celle des modernes - a pour but d'explorer et de mettre en lumière les multiples voies par lesquelles l'expérience démocratique grecque, celle d'Athènes surtout, a pu jouer un rôle dans l'élaboration conceptuelle mais aussi institutionnelle des républiques et démocraties modernes. La démocratie grecque, en prenant pour point de départ Solon en 592 et la conquête d'Alexandre en 322, c'est quelque 270 ans d'une histoire riche d'expérimentations pratiques de gouvernement « de tous, par tous et pour tous », mais aussi de réflexions et de débats sur les différentes formes que peut endosser un « régime populaire » et les nombreux périls qu'il doit affronter. Or après cette efflorescence exceptionnelle, unique rappelons-le, dans toute l'histoire humaine, la démocratie grecque, pour quelque deux mille ans, sombra pour ainsi dire dans l'oubli ou fut perçue comme un régime honni, tout cela avant qu'une lente redécouverte, une patiente revalorisation puis une laborieuse reconquête des vertus démocratiques ne s'entament quelque part dans le cours des XVIIe et XVIIIe siècles, une reconquête qui, à travers bien des modifications et des contestations, nombre de reculs et de détours, se poursuit jusqu'à aujourd'hui encore.

Comment un tel redressement, aussi surprenant que spectaculaire, a-t-il été possible, quels chemins a-t-il dû emprunter et quel rôle, tantôt direct et décisif, tantôt ponctuel ou marginal, l'expérience athénienne a-t-elle joué dans cette affaire, via quels auteurs, quels relecteurs, commentateurs ou acteurs politiques, par quels concours de circonstances? Autant de questions complexes et cruciales auxquelles il convient d'apporter de nouvelles lumières, fussent-elles encore très partielles.

Athènes l'« étrangère », si à distance apparemment de nos démocraties représentatives modernes, Athènes  la « voisine », si proche et solidaire de nos propres aspirations au gouvernement populaire, dangers d'Athènes, attraits d'Athènes, bref Athènes l'antique comme « reflet complice » et «semence » de notre propre modernité en question, voilà le motif central des communications qu'on trouvera rassemblées ici, elles-mêmes ouvertes et volontiers disposées à la critique.

Les actes du colloque seront publiés dans un délai d'un an après la tenue du colloque.  Nous prévoyons publier les actes dans la Collection Zêtêzis, des Presses de l'Université Laval (directeur de collection Jean-Marc Narbonne), en coédition avec l'éditeur français Vrin ou Les Belles Lettres.  À l'occasion du colloque, il y aura aussi le lancement d'un numéro spécial de la revue Phares (Revue étudiante de l'Université Laval), ayant pour titre: Figures et postures critiques en Grèce ancienne. Les étudiants participants auront l'occasion de présenter brièvement leur article aux participants du colloque.

Le colloque est organisé conjointement par la Chaire de recherche du Canada en Antiquité critique et Modernité Émergente (Jean-Marc Narbonne, Université Laval), et la Chaire UNESCO d’étude des fondements philosophiques de la justice et de la société démocratique (Josiane Boulad-Ayoub UQAM)

Affiche