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« Les corps expérimentaux en neurosciences et la reconfiguration des frontières homme-animal dans le champ de la SCP » par Sonia Desmoulin-Canselier et Baptiste Moutaud

Lundi 30 mai, 11 h 45 à 13 h 15, (Pavillon Félix-Antoine-Savard, salle 413)

Résumé

Bien que désormais qualifiable de thérapie éprouvée pour certaines pathologies neurologiques, la stimulation cérébrale profonde (SCP) s’est développée – et se développe encore, notamment dans le champ psychiatrique – grâce à l’expérimentation. Celle-ci se déploie dans toutes les directions : développement de modèles animaux, réglages sur l’homme implanté, exploration de nouvelles voies thérapeutiques par irruption d’effets inattendus ou retour d’expérience. En ce sens, la SCP répond aux ambitions du modèle de la recherche translationnelle. De même, elle peut servir de cas d’école pour étudier les perceptions de l’homme et de l’animal véhiculées par les neurosciences et leur retentissement dans la sphère sociale. C’est ce que nous proposons d'explorer d'un double point de vue anthropologique et juridique. 

À propos de Sonia Desmoulin-Canselier

Sonia Desmoulin-Canselier est docteure en droit, chargée de recherche au CNRS (Droit et Changement Social : Unité Mixte de Recherche CNRS/Université de Nantes ; Associée Institut des Sciences Juridique et Philosophique de la Sorbonne : Unité Mixte de Recherche CNRS/Université Paris 1). Ses travaux portent sur le droit des animaux, les enjeux juridiques des technologies émergentes et leurs implications sur la définition des frontières de l’humanité. Elle est actuellement la responsable scientifique du projet ANR NormaStim « Les neurosciences, de l’expérimentation à la clinique. Enjeux juridiques, philosophiques et sociologiques de la stimulation cérébrale profonde »

À propos de Baptiste Moutaud

Baptiste Moutaud est docteur en anthropologie sociale, chargé de recherche au CNRS (Laboratoire d’Ethnologie et de Sociologie Comparative : UMR CNRS/Université Paris Ouest Nanterre). Ses travaux portent sur les dimensions sociales et culturelles des savoirs et pratiques expérimentales et thérapeutiques des neurosciences. Il interroge plus particulièrement les conceptions de l’homme qu’elles renferment et comment elles nous renseignent sur les formes de vie valorisées dans les sociétés contemporaines. Il est coresponsable du projet NormaStim (au titre du CERMES3).

Affiche disponible