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« Proclus, the Thinker of Radical Evil » par M. Dmitri NIKULIN

Résumé

In his De malorum subsistentia, Proclus provides one of the most important and historically influential accounts of evil. He argues that evil can be caused by particular souls in an accidental way but that there is no final cause or purpose of evil, which means that evil as formlessness is itself neither caused nor intended. The originality of Proclus’ approach becomes evident in his treatment of evil as not a contrary or a contradictory of the good but as its subcontrary. As such, evil is not a pure privation of being and good but a privation of the power, activity, and will. This further means that evil is the privation that coexists with the good and, parasitically sharing its power and activity, establishes itself as active, yet only in particular cases and particular phenomena.

Dans son De malorum subsistentia, Proclus fournit une des plus importantes et historiquement une des plus influentes explications du mal. Il affirme que le mal peut être causé par des âmes particulières de manière accidentelle, mais qu’il n’y a pas de cause finale ou d’intention du mal, ce qui signifie que le mal comme absence de forme n’est lui-même ni causé ni intentionnel. L’originalité de la démarche de Proclus devient évidente dans son traitement du mal non en tant que contraire ou contradictoire du bien, mais en tant que son subcontraire. Ainsi, le mal n’est pas une pure privation de l’être et du bien, mais une privation du pouvoir, de l’activité et de la volonté. Cela signifie en outre que le mal est la privation qui coexiste avec le bien et, partageant de manière parasitique son pouvoir et son activité, s’établit en tant qu’élément actif, toutefois seulement dans des cas particuliers et des phénomènes particuliers.