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Le certificat sur les oeuvres marquantes

 

 

« Les arguments de l’étranger d’Élée dans le Sophiste de Platon : bons arguments, sophismes ou jeux de mots ? » par Luca Gili

Jeudi 27 avril 2017, 11 h 30 à 12 h 20, (Pavillon Félix-Antoine-Savard, salle 413)


Résumé

Dans le Sophiste de Platon, le philosophe est dit être une figure mystérieuse qui se cache derrière plusieurs apparences : celle du sophiste, celle du politique et celle du fou. L’étranger d’Élée est dit être un grand philosophe dans les premières lignes du dialogue. Il n’est pas surprenant qu’il soit présenté parfois comme politique (dans le dialogue Politique), parfois comme fou et parfois comme sophiste. En particulier, l’argument qui montre que le non-être ne peut pas être prononcé est, selon toute évidence, un simple jeu de mots. Je montrerai que l’on peut lire cet argument aussi comme un bon argument philosophique. Il s’ensuit que le choix revient au lecteur, qui est appelé à comprendre si l’étranger est vraiment un bon philosophe ou non. En faisant cela, Platon veut que nous les lecteurs agissions à part active dans la recherche dialectique, parce que si nous lisons sans nous interroger nous-mêmes, nous avons seulement l’apparence de la connaissance, comme le dit le mythe de Theuth dans le Phèdre.

À propos de Luca Gili 

Luca Gili est professeur de philosophie ancienne au Département de philosophie à l'Université du Québec à Montréal.

Affiche disponible

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