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Conférence: « La mémétique comme théorie de l’évolution culturelle »

15 mai 2014

Jeudi 15 mai 2014, 9 h 30 (Université Concordia, Montréal). 
Par Julien OUELLET (Université Laval). 
Dans le cadre du 82e congrès de l'Acfas (Symposium − Jeunes chercheurs en philosophie (4)).
N.B. Il faut être inscrit au congrès pour y assister.

Résumé

La théorie de l’évolution, depuis la publication de Charles Darwin en 1859, a elle-même connu une évolution surprenante. Encore dynamique aujourd’hui, cette théorie ne cesse de s’étendre et de s’éloigner de la discipline biologique d’où elle a surgi. Dans The Selfish Gene, Richard Dawkins tenta lui aussi d’étendre la théorie de l’évolution hors du champ exclusif de la biologie. Il tenta, non sans controverse, d’étendre la théorie de l’évolution à l’étude de la culture. On nommera cette tentative mémétique, soit l’étude de l’évolution culturelle postulant l’existence de mèmes, des entités réplicatrices. Dans cette communication, je présenterai le résultat de mes recherches effectuées lors d'un séminaire sur la théorie de l'évolution durant l'hiver 2013. Mes travaux avaient comme objectif de déterminer si la théorie mémétique propose une explication satisfaisante de l’évolution culturelle. Pour ce faire, je commencerai par présenter ce qu’est l’évolution culturelle, sa pertinence et les divers modes que peuvent prendre les théories qui veulent en rendre compte. Par la suite, j’exposerai la théorie mémétique de Richard Dawkins. Ensuite, je passerai en revue les trois arguments que je juge les plus menaçants contre cette théorie. Je conclurai cet article en présentant un argument plus général contre la mémétique, qui défend (4) qu’elle n’offre pas une analogie acceptable en science, en vertu de certains critères définis par la philosophe des sciences Mary Hesse.

Programme du congrès annuel de la Société de philosophie du Québec, « Philosopher en temps de crise ».

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