Soutenance de thèse de monsieur Pierre-Alexandre FRADET

19 juillet 2017

Mercredi 19 juillet 2017, 15 h  (ENS de Lyon, Site Descartes, salle F 17, 15 parvis Descartes, F 75007 LYON - France) Programme de doctorat dans le cadre d'une cotutelle avec l'École Normale Supérieure de Lyon.

L’apport philosophique du sens commun : Bergson, Cavell, Deleuze et le renouveau du cinéma québécois

Mercredi 19 juillet 2017, 15 h  (ENS de Lyon, Site Descartes, salle F 17, 15 parvis Descartes, F 75007 LYON - France)

PRÉSIDENTE et examinatrice externe

Madame Marion FROGER
Université de Montréal

EXAMINATEURS

Monsieur Thomas DE KONINCK, directeur de thèse
Faculté de philosophie, Université Laval

Monsieur Pierre-François MOREAU, directeur de thèse
École Normale Supérieure de Lyon

Monsieur Donald A. LANDES, examinateur
Faculté de philosophie, Université Laval

Madame Éloïse DOMENACH, examinatrice
École Normale Supérieure de Lyon

Monsieur Arnaud MACÉ, examinateur
Université de Franche-Comté

Résumé

Concept éminemment polysémique, le sens commun a été déprécié par un vaste pan de la philosophie occidentale, qui y a vu au mieux l’expression de croyances infondées, au pire la manifestation de croyances erronées et naïves. Là où bon nombre de commentateurs ont repéré dans les pensées d’Henri Bergson, Stanley Cavell et Gilles Deleuze des critiques adressées au sens commun, nous nous efforçons ici de tirer au clair la conception positive qu’ils développent de cette notion, en dépit des soupçons occasionnels qu’ils font peser sur elle.
En premier lieu, nous passons en revue l’argumentation élaborée par certains réalistes spéculatifs afin de clarifier des réflexions qui feront l’objet de discussions et de répliques dans les chapitres subséquents. Nous faisons ressortir par la suite les angles sous lesquels le sens commun est susceptible de nous rapprocher du réel d’après Bergson, Cavell et Deleuze.
En second lieu, nous entrons de plain-pied dans le domaine du cinéma et examinons en quoi différentes œuvres du renouveau du cinéma québécois viennent à leur manière compléter, radicaliser ou critiquer les réflexions développées dans la première partie autour du sens commun et du réel. À l’encontre de ceux qui qualifient ces œuvres de « mimétiques », « peu songées » et « esthétisantes », nous mettons donc en évidence la façon dont ces films, attentifs à la profondeur de l’expérience ordinaire et à l’exigence de trouver un certain équilibre entre le devenir incessant et la stabilité constante, parviennent à nuancer et à raffiner la philosophie.

<< retour