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Conférence « Réflexions sur la notion de devoirs moraux envers soi-même »

27 mars 2014

Jeudi 27 mars 2014, 19 h 30 (Auditorium du Pavillon La Laurentienne, salle 1334)
Par Charles LARMORE (Brown University)
Conférence de la Faculté de philosophie

Présentation du conférencier :

Charles Larmore n’a guère besoin de présentation. Il a été formé à Harvard, à l’École normale supérieure de Paris et à l’Université de Münster en Allemagne, avant de mériter son doctorat de l’Université de Yale. Sa carrière l’a conduit ensuite de l’Université de Columbia, où il a été Chairman du Département de philosophie, à l’École polytechnique de Paris, et au titre de Raymond W. & Martha Hilpert Gruner Distinguished Service Professor à l’Université de Chicago. Ses livres incluent : Patterns of Moral Complexity, Cambridge University Press, 1987; Modernité et morale, Presses Universitaires de France, 1993; The Romantic Legacy, Columbia University Press, 1996; The Morals of Modernity, Cambridge University Press, 1996; Les pratiques du moi, Presses Universitaires de France, 2004, qui lui a valu la même année le Grand Prix de Philosophie de l’Académie française; ainsi que Débat sur l’éthique. Idéalisme ou réalisme, avec Alain Renaut, Paris, Grasset, 2004; The Autonomy of Morality, Cambridge University Press, 2008; Dernières nouvelles du moi (avec Vincent Descombes), Presses Universitaires de France, 2009; Vernunft und Subjectivität, Suhrkamp Verlag, 2012. La liste de ses articles, comptes rendus et participations à des collectifs est tout aussi remarquable et dépasse de loin la centaine de titres. Il s’exprime dans un français impeccable.

Résumé:

« Dans cette conférence, je vais examiner la notion problématique de devoirs envers soi-même. Cette notion, est-elle même cohérente? Et la fonction de la morale, n’est-elle pas justement de corriger au nom de l’intérêt d’autrui l’attention prépondérante que nous accordons d’ordinaire à nous-mêmes? Et pourtant, si la morale consiste à assumer un point de vue impersonnel, ne nous demande-t-elle pas de regarder notre propre bien comme n’ayant certainement pas plus, mais aussi pas moins d’importance que le bien d’autrui? La notion de devoirs envers soi-même n’a-t-elle donc pas sa source dans la perspective même d’où nous reconnaissons nos devoirs envers autrui? Je vais poursuivre ces questions en montrant pourquoi nous nous sentons tiraillés dans deux directions contraires à propos de cette notion. La difficulté vient de la dualité fondamentale de notre être, divisés que nous sommes entre la tendance naturelle à vivre nos vies du dedans et la capacité de nous regarder du dehors ».

Étudiants, professeurs et grand public sont tous très cordialement invités. L’entrée est libre. 

Pour information, secrétariat de la Faculté de philosophie : 418 656-2244

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