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Le respect, rien de moins.

 

 

Soutenance de thèse de madame Valérie Cayouette-Guilloteau

01 décembre 2016

Jeudi 1er décembre 2016 à 14 heures (salle 413 du Pavillon Félix-Antoine-Savard)

Titre de la thèse : «La crise de l’éducation : un regard arendtien sur la situation québécoise»

Jeudi 1er décembre 2016 à 14 heures (salle 413 du Pavillon Félix-Antoine-Savard)

PRÉSIDENT

Monsieur Victor THIBAUDEAU, doyen
Faculté de philosophie, Université Laval

EXAMINATEURS

Monsieur Thomas DE KONINCK, directeur de thèse
Faculté de philosophie, Université Laval

Monsieur Georges LEROUX, examinateur externe
Département de philosophie, UQAM

Madame Nancy BOUCHARD, examinatrice
Département de sciences des religions, UQAM

Monsieur Patrick TURMEL, examinateur
Faculté de philosophie, Université Laval

Résumé

Hannah Arendt nous invitait à «penser ce que nous faisons». La thèse présentée prend au pied de la lettre ses conseils à cet égard. Citoyenne, mère et enseignante à la fois, l’auteure de la thèse est  plongée dans le monde québécois de l’éducation. Retraçant dans une première partie l’évolution de celui-ci à l’époque moderne, elle en vient à énoncer des problématiques y attestant l’idée de crise, notamment la mise à mal de l’idéal d’accessibilité, la technicisation abusive et la managérialisation constante de cette activité.   
Dans une deuxième partie, le recours aux grands concepts de la pensée arendtienne et l’analyse détaillée du texte La crise de l’éducation, paru pour la première fois en 1958 et inclus dans le recueil  Between Past and Future, lui permettent d’en étudier les fondements théoriques et de cerner de plus près le concept de crise.
La troisième et dernière partie fait le pari de l’engagement présent. Les enseignements de Hannah Arendt sont utilisés afin de mieux comprendre la situation contemporaine québécoise et de dégager des pistes de solution dans le dessein de refonder l’école québécoise contemporaine sur des bases humanistes et démocratiques. Adoptant une position conservatrice en éducation, l’auteure suggère de redonner un socle culturel commun à tous et toutes en faisant appel à la théorie des « formes de savoir » de Paul Hirst et de favoriser une conversation démocratique raisonnable. Pour ce faire, les idées développées par John Dewey dans Langage et démocratie  ainsi que les thèses de Martha Nussbaum sur les «émotions démocratiques» sont mises à contribution.

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