Logo Université Laval Logo Université Laval
EN

Soutenance de thèse de monsieur Francis Lapointe

22 juin 2016

Mercredi 22 juin 2016, 14 h, (salle 413 du pavillon Félix-Antoine-Savard)

Titre de la thèse : «La lecture deleuzienne de Spinoza: ou comment Deleuze inscrit sa philosophie de la différence dans l'histoire de la philosophie»

Mercredi 22 juin 2016, 14 h, (salle 413 du pavillon Félix-Antoine-Savard)

PRÉSIDENT

Monsieur Victor THIBAUDEAU
Faculté de philosophie, Université Laval

EXAMINATEURS

Madame Sophie-Jan ARRIEN, directrice de thèse
Faculté de philosophie, Université Laval

Monsieur Bela EGYED, examinateur externe
Département de philosophie, Université Concordia

Monsieur Donald A. LANDES, examinateur
Faculté de philosophie, Université Laval

Monsieur Philip KNEE, examinateur
Faculté de philosophie, Université Laval

Résumé   

Cette thèse propose de suivre la lecture deleuzienne de Spinoza afin de montrer comment Deleuze inscrit sa philosophie de la différence dans l’histoire de la philosophie et de la métaphysique immanentiste, c’est-à-dire où l’être se dit seulement de la différence qu’il exprime. À l’aide du parallélisme de Spinoza, Deleuze légitime sa conception bi-univoque de la différence où la différenciation de l’actuel (les modes, l’événement) se fait dans la différentiation du virtuel. Plus encore, cette thèse explique comment Deleuze reprend les principes de cette métaphysique immanentiste pour établir sa conception de la subjectivité. En affirmant la non-substantialisation de l’âme comme le fait Spinoza, Deleuze peut attaquer, à la racine, les fondements épistémologiques des philosophies du sujet. Loin d’être le fondement de la vérité de ses idées, la conscience d’un moi dans l’âme est, pour Deleuze, un résultat synthétisé, jamais une fonction synthétisante. En ce sens, l’ultime réduction de la philosophie n’est plus l’ego cogito cartésien, mais consiste à reconnaître la fêlure du Je. Deleuze construit ainsi, en envisageant la place de l’imagination dans la puissance de connaître l’âme, une autre épistémologie. Comment prétendre que nous sommes responsables des idées que nous formons si nous ne savons même pas ce que peut notre corps, ni comment celui-ci peut affecter et être affecté par notre âme ? Ce principe de
« l’inconnu du corps » relativise l’éminence de l’âme et inscrit Deleuze dans l’une des plus importantes batailles philosophiques de la Modernité soit celle de Spinoza contre Descartes.

« Toutes les archives