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Conférence « La banalité du mal chez Hannah Arendt et Simone Weil »

Peu d’ouvrages français connaissent autant de traductions en langues étrangères que ceux de Chantal Delsol. On pense aux ouvrages philosophiques, certes, d’abord, mais il ne faut pas oublier les romans, notamment «Quatre», déjà promu au statut de classique contemporain. Chaque fois, dans ses livres, on retrouve la proverbiale clarté française et un langage direct pour dire des choses essentielles, principalement en matière de pensée politique, d’éthique et de philosophie de la culture. Mais c’est le contenu qui frappe le plus, par sa justesse et sa profondeur. Il faut se réjouir de la présence d’une pensée politique aussi vigoureuse et lumineuse que celle que Chantal Delsol est en train d’élaborer, qui soit en même temps tournée vers le temps présent et soucieuse de contribuer à relever les défis si considérables auxquels doit faire face aujourd’hui la communauté internationale.

On analysera ici la différence profonde entre les deux philosophes concernant la radicalité du mal (à comparer avec le sens kantien), différence au moins au début, car avec le temps Arendt rejoint la thèse de Weil sous l'influence du procès Eichmann. On verra les implications et les conséquences de ce retournement. Simone Weil, qui n'a jamais changé d'avis à ce sujet, pose davantage la question de la source du mal. Tout cela s'inscrit sur la toile de fond de la découverte horrifiée du nazisme, et du manichéisme contemporain.

Étudiants, professeurs et grand public sont tous cordialement invités. L’entrée est libre. 

Pour information, secrétariat de la Faculté de philosophie : 418 656-2244

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