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Soutenance de thèse de Monsieur François LORTIE

Titre de la thèse : «La doctrine de l’intellection dans la philosophie de Proclus. Étude sur les principes de la noétique néoplatonicienne»

Vendredi 3 octobre 2014, 13 h 30, (salle 345 du pavillon Félix-Antoine-Savard)

PRÉSIDENT

Monsieur Victor THIBAUDEAU
Faculté de philosophie, Université Laval

EXAMINATEURS

Monsieur Jean-Marc NARBONNE, directeur de thèse
Faculté de philosophie, Université Laval

Monsieur Philippe HOFFMAN, directeur de thèse
École pratique des hautes études - France

Monsieur Alain LERNOULD, examinateur externe
Université Lille 3, France

Monsieur Olivier BOULNOIS, examinateur
École pratique des hautes études – France

Monsieur Claude LAFLEUR, examinateur
Faculté de philosophie, Université Laval

Résumé

Dans son Commentaire sur le Timée, alors qu’il analyse le lemme où apparaît le syntagme intellection accompagnée de raison (noêsis meta logou) (Timée, 28a1-4), Proclus s’interroge sur la nature de la connaissance par laquelle, selon le discours de Timée, l’âme humaine peut appréhender l’Être véritable. D’après les principes dialectiques (division, définition, démonstration et analyse) qui guident son travail de philosophe et de commentateur, le diadoque de l’École d’Athènes présente six acceptions de l’intellection (noêsis), parmi lesquelles il détermine, après avoir écarté les cinq autres, la seule qui puisse convenir aux propos de Timée : i) l’intellection intelligible; ii) l’intellection qui lie l’intellect à l’intelligible; iii) l’intellection de l’intellect divin; iv) l’intellection des intellects particuliers; v) l’intellection de l’âme raisonnable; vi) l’intellection de l’imagination. Les trois premières acceptions sont d’emblée rejetées, car elles transcendent la connaissance humaine. L’intellection de l’âme raisonnable, liée au temps, est jugée inapte à saisir l’Être, par nature éternel, alors que l’intellection imaginative, dont le corrélat est une image particulière, ne saurait convenir à sa connaissance, l’Être étant universel et sans figure. Par conséquent, seule l’intellection d’un intellect dit particulier peut expliquer la connaissance que l’âme humaine peut avoir de l’Être, celle que définit l’expression noêsis meta logou.

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