Conférence Hors d’Oeuvres: Que reste-t-il du communisme?
Heure: 19h à 21h
Lieu: Pavillon Charles-De Koninck, salle 1159
Détails supplémentaires
Assistez à la conférence Que reste-t-il du communisme?, animée par Gilles Labelle, professeur retraité de pensée politique à l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa.
Résumé:
L’intitulé suppose qu'il reste effectivement quelque chose du communisme… Ce qui n’est pas évident, on en conviendra. Ainsi, Cornelius Castoriadis disait que de l’URSS (et des régimes apparentés), il ne restait même pas de ruines que l’on pourrait contempler (comme on contemple les ruines de la Rome antique, par exemple). Pour y voir clair, il faudrait commencer par un essai de définition: que faut-il entendre au juste par «communisme»?
Il serait pertinent, dans ce contexte, de parler des différentes formes de communismes. Pour faciliter l’exposé, trois catégories peuvent être distinguées:
1) Un communisme pré- ou proto-moderne, qui remonte à fin du Moyen Âge et à l’aube du monde moderne (quoiqu’on pourrait lui trouver des antécédents) et qui est encore très présent jusqu’au milieu du XIXe siècle. Ce communisme est avant tout critique d’une institution: la propriété privée.
2) Le communisme tel que conçu par Karl Marx, qui se démarque en ceci qu’il consiste en une critique du capital (qui ne doit pas être confondu avec la propriété privée) tel qu’il se déploie dans le monde industriel, et de la dynamique qui lui est propre, fondée sur un mouvement d’accumulation qui fait signe vers l’illimitation.
3) Le communisme que l’on peut dire «historique» (l’URSS, de Lénine à Staline et au-delà), qu’il convient de situer, certes par rapport à Marx mais aussi, comme cela peut être soutenu, par rapport au communisme pré-marxien.
C’est après avoir opéré ces distinctions que l’on pourra poser la question: que reste-t-il de ces différentes formes maintenant?