17 juin 2026

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Heure: 9h
Lieu: Pavillon Charles-De Koninck , salle 5108

Pour information
etudes2e3ecycles@fp.ulaval.ca

Détails supplémentaires

Assistez à la soutenance de thèse de Félix Aubé Beaudoin, intitulée Le constructivisme formel et le défi de l’intégration.

Président

  • Monsieur Jérôme Gosselin-Tapp - Faculté de philosophie, Université Laval


Examinateurs

  • Monsieur Patrick Turmel, directeur - Faculté de philosophie, Université Laval
  • Monsieur Pierre-Olivier Méthot, codirecteur - Faculté de philosophie, Université Laval
  • Monsieur Arturs Logins, examinateur - Faculté de philosophie, Université Laval
  • Monsieur Jocelyn Maclure, examinateur - Professeur associé, Faculté de philosophie, Université Laval
  • Madame Ophélie Desmons, examinatrice externe - Sorbonne Université

 

Résumé
Une théorie métaéthique peut être jugée à l’aune de sa capacité à résoudre ce que Christopher Peacocke nomme le défi de l’intégration. Ce défi consiste à offrir une métaphysique et une épistémologie morales simultanément acceptables, et à montrer qu’elles le sont effectivement. L’objectif central de la thèse est de soutenir que le constructivisme formel offre des pistes de solutions plausibles au défi. Il existe, dans la littérature métaéthique, une présomption selon laquelle une solution adéquate devrait soit adopter le réalisme moral, soit permettre de l’imiter. Une telle solution aurait l’avantage de préserver les apparences soi-disant réalistes de la pensée et du discours moraux. Si cette présomption était justifiée, il faudrait concéder que le constructivisme formel ne parvient pas à satisfaire pleinement les exigences du réalisme. Des études en philosophie expérimentale révèlent toutefois que les « gens ordinaires » n’ont pas des attitudes métaéthiques uniformément réalistes. Il s’avère que le profil d’attitudes métaéthiques mis au jour par ces études s’intègre bien le cadre théorique du constructivisme formel. Dans la mesure où la métaéthique est un projet herméneutique visant à rendre compte de la pensée et du langage moraux dans lesquels les personnes sont effectivement engagées, le fait que le constructivisme formel puisse rendre compte directement des attitudes métaéthiques des gens constitue un avantage important. Je soutiens que le constructivisme permet cela sans pour autant renoncer aux idées importantes selon lesquelles la connaissance morale est possible, souvent difficile à atteindre, fondée d’abord et avant tout sur la délibération, mais avec l’apport indispensable des données empiriques.