3 avril 2017

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Titre de la thèse : «Durabilité et modernité. Réflexion critique sur le développement durable à partir de la pensée d'Hannah Arendt» Le lundi 3 avril 2017 à 9 heures 30 (salle 813 du pavillon Félix-Antoine-Savard) PRÉSIDENT Monsieur Michel SASSEVILLE, professeur
Faculté de philosophie, Université Laval EXAMINATEURS Madame Marie-Hélène PARIZEAU, directrice de thèse
Faculté de philosophie, Université Laval Monsieur Soheil KASH, codirecteur de thèse
Faculté de philosophie, Université Laval Madame Catherine LARRÈRE, examinatrice externe
Université de Paris 1 Madame Hoda NEHMÉ, examinatrice
Faculté de philosophie, Université Kaslik Madame Sophie CLOUTIER, examinatrice
Département de philosophie, Université St-Paul Monsieur Philip KNEE, examinateur
Faculté de philosophie, Université Laval Résumé La crise de la modernité est synonyme chez Hannah Arendt d'une crise de la durabilité dans la mesure où le monde humain semble être toujours requis aux fins de l'idéal de l'animal laborans et au procès de consommation dévorant et dévastateur. En analysant la crise de la modernité, nous avons relevé l'avènement de l'hybride social traversé par un individualisme économicisant et dont la résultante est l'apologie de l'intérêt privé. En outre, la dépolitisation de l'homme et sa propension à tout juger d'un point de vue individualiste semblent avoir déchainé les forces anthropiques productivistes en minant la durabilité même de l'artefact humain. Ce faisant, la naturalisation de l'artefact semble avoir irrévocablement transformé la durabilité de ce que l'homme fabrique. En définitive, l'analyse de la pensée développementaliste nous a permis de décrire l'arrière-plan idéologique naturalisant et historicisant du concept de développement qui s'impose comme discours totalisant indiscutable. Le développement durable sera ainsi analysé comme un accomplissement de l'idéologie moderne fluidifiante dans la mesure où la durabilité que prône Arendt s'est vue accordée à la nature. L'accomplissement de l'idéologie développementaliste à partir du concept de durabilité tendrait à rendre incontestable la nécessité du développement. En dernière analyse, nous avons ébauché certaines considérations sur la durabilité du monde en invoquant un retour à la durabilité de la production humaine destinée à une pluralité politique déterminante.