12 septembre 2023

Heure: 9h
Lieu: Salle 413 du pavillon Félix-Antoine-Savard

Pour information
etudes@fp.ulaval.ca

Détails supplémentaires

« Habermas, eugénisme actuel et potentiel de légitimation des éthiques procédurales »

PRÉSIDENT

Monsieur Luc LANGLOIS
Faculté de philosophie, Université Laval

EXAMINATEURS

Monsieur Luc BÉGIN, directeur de thèse
Faculté de philosophie, Université Laval

Madame Dany RONDEAU, codirectrice de thèse
Université du Québec à Rimouski

Monsieur Alain LÉTOURNEAU, examinateur externe
Université de Sherbrooke

Madame Marie-Hélène PARIZEAU, examinatrice
Faculté de philosophie, Université Laval

Monsieur Patrick TURMEL, examinateur
Faculté de philosophie, Université Laval

Résumé

L’eugénisme illustre un dilemme éthique entre la position dite de l’interdit qui nous expose au crépuscule de la liberté et la position dite du choix qui nous expose au crépuscule de la morale. Il est un exemple parmi un ensemble de controverses bioéthiques qui peuvent être structurées comme une opposition entre la position du choix et celle de l’interdit. C’est pour cette raison que la présente thèse de doctorat traite de l’eugénisme, mais pas en tant que sujet principal sur lequel se prononcer. Notre travail est plutôt orienté vers l’examen du potentiel des éthiques procédurales à aborder les pratiques controversées qui donnent lieu à un pareil dilemme ou, mieux, de le trancher. Sous ce prisme, cette thèse offre un moyen de discuter en éthique des préoccupations suivantes : les éthiques procédurales ou éthiques à des fins de délibération disposent-elles d’un potentiel de légitimation suffisamment pertinent ou solide à l’effet de faciliter l’élaboration, dans le cadre d’une éthique collective ou commune, de l’encadrement de certaines biotechnologies dans nos vies ? À quelle(s) condition(s) une éthique procédurale ou une éthique à des fins de délibération entre positions opposées, au sujet des dites pratiques controversées relatives à certaines recherches et instrumentalisations des biotechnologies sur les constituants biologiques de l’être humain, souvent qualifiées de problèmes « insurmontés », pourrait-elle avoir qualité de décider sur ce sujet sans courir le risque d’être vouée à l’échec ?